gemini
¡ No pasarán !




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Sujet: Larry Brown Lun 23 Juin - 13:14 |
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A la fois drôle, tendre et terriblement noir, Larry Brown nous fait suivre plusieurs personnages sans véritable lien scénaristique entre eux. Satellites d’une même ville, leurs misères pourraient les faire se rencontrer ; ils se côtoient sans le savoir. Ce qui les lie est plus probablement de l’ordre d’une volonté de changer leur vie, que ce soit pour Anjalee la pute, Arthur et ses problèmes d’érection, Mlle Muffett la domestique à la jambe de plastique, Domino le boucher abandonné bébé dans une poubelle ou Warren le gars de la marine. Les morceaux de vie que l’on découvre donnent lieu à des moments savoureux, tel le bain que Mlle Muffett veut prendre alors que le chien a confisqué sa jambe artificielle en la prenant pour un os. Assez éloigné de « Sale boulot » ou « Joe », qui reste mon préféré, « L’usine à lapins » agit plutôt comme une glace à plusieurs couches que l’on s’empresse de finir en savourant tous les paliers. Sans doute grâce à tout le soin que Larry Brown met dans ses personnages, qui ne sont pas sans parfois me faire penser à ceux de William Bayer.
Reste une énigme, j’ai l’impression d’avoir déjà vu cette scène de boxe vers la fin du bouquin. Cette histoire de combat reporté et joué en traître. Un film, peut-être ?
A écouter avec ce livre : Barry Manilow, forcément !
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gemini
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Sujet: Re: Larry Brown Lun 23 Juin - 13:15 |
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Premier roman de Larry Brown, deuxième que je lis de lui après Joe. J’ai retrouvé le style qui vous jette des images fortes à la figure et sert tout de suite le propos. Il s’agit de la guerre, de toutes les guerres, 1ère, 2ème, Viêtnam... et de deux types cloués au lit dans un hôpital pour corps brisés et gueules cassées. Forcément, un parfum de « Johnny s’en va t’en guerre » flotte sur l’ensemble. Entre histoires de famille, avec papa en taule pour l’un et rêve de retour au pays pour l’autre, les deux éclopés forment le duo narratif de cette histoire. Pas surprenante, pas nouvelle, mais bien fichue, avec un bon point de vue et un questionnement permanent. En décor, toujours l’Amérique, ses laissés pour compte, et les saisonniers (ici ramasseurs de coton) qu’affectionne Larry Brown. 250 pages qui défilent vite.
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