
Nota Bene Nota Bene : La Qualité, Non La Quantité - Forum Atypique Pour & Par la Littérature - Histoire, Cinéma, Edition en Ligne Sont Aussi Sur Nos Etagères - Réservé Aux Lecteurs Gourmets & Passionnés - Mièvrerie, Extrémistes & Trolls Ne Sont Pas Les Bienvenus |
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Vieux_Renard
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Sujet: James Ellroy. Ven 13 Jan - 12:24 |
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 Éditeur : Rivages (février 15, 2001) Collection : Rivages Noir Format : Poche - 286 pages
Quatrième de couverture : « Des écrivains comme ça, dans le roman noir, on en découvre un tous les dix ans. » « Opéra noir, peuplé de fantômes, où le sexe et la mort rôdent sans cesse dans l'immensité inhumaine de Los Angeles la mal nommée, lune sanglante est un fulgurant joyau, une moderne tragédie, qui porte fièrement en exergue une citation du richard II de shakespeare. » « ... Un des plus remarquables romans noirs de la décennie, par sa préoccupation intellectuelle élevée, son écriture savante et, pour le dire balistiquement, son épouvantable puissance d'arrêt... »
| Citation: | | Penny nicha sa tête contre son épaule et dit : "Raconte-moi comment tu as attrapé le salopard, papa. |
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Vieux_Renard
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Sujet: Re: James Ellroy. Ven 13 Jan - 12:31 |
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Comme d'habitude, James Ellroy nous livre une histoire qui est assez longue à démarrer. Cela peut aussi s'expliquer par le fait qu'il s'agit du 1er tome des aventures du sergent Lloyd Hopkins. L'auteur s'est donc attaché à nous raconter sa vie (avec des passages de son enfance) et à développer sa personnalité. C'est un univers parfois glauque, souvent violent, et toujours pessimiste qui ne laisse pas indifférent. Mais si vous aimez le monde de James Ellroy, vous ne serez pas déçu. Le style est tellement fort et bien maitrisé que l'on dirait du vécu chez l'auteur (ce qui n'est pas exclu quand on connait la nature un peu "tordue" de J.Ellroy !)
En bref : du Ellroy tout craché. On aime ou on aime pas. Moi j'adore. :bleumiev:
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Sujet: Le Dahlia noir Ven 13 Jan - 16:13 |
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 Éditeur : Rivages (16 mars 2001) Collection : Thriller Format : Poche - 409 pages
Quatrième de couverture : Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est découvert le corps nu et mutilé, sectionné en deux au niveau de la taille, d'une jeune fille de vingt-deux ans : Betty Short, surnommée " le dahlia noir ", par un reporter, à cause de son penchant à se vêtir totalement en noir. Le meurtre est resté l'une des énigmes les plus célèbres des annales du crime en Amérique. " Si Ellroy exorcise son passé, c'est en maître écrivain qu'il le fait, et si l'histoire de sa vie explique la noirceur de son oeuvre, elle laisse intacte la lumineuse limpidité de son talent." (Patrick Raynal, Nice-Matin) " Une lecture qui vous ravage, une écriture si puissante que le livre explose entre vos mains." (Tanis Kmetyk, Télérama)
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Vieux_Renard
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Sujet: Un tueur sur la route Ven 13 Jan - 16:17 |
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 Éditeur : Rivages (1 avril 1991) Collection : Rivages-Noir Format : Poche - 352 pages
Quatrième de couverture : " Il existe une dynamique dans la mise en oeuvre de l'horreur : servez-la garnie d'hyperboles fleuries, et la distance s'installe même si la terreur est présente, puis branchez tous les feux du cliché littéral ou figuratif, et vous ferez naître un sentiment de gratitude parce que le cauchemar prendra fin, un cauchemar au premier abord trop horrible pour être vrai. Je n'obéirai pas à cette dynamique. Je ne vous laisserai pas me prendre en pitié. Charles Manson, qui déblatère dans sa cellule mérite, lui, la pitié ; Ted Bundy, qui proteste de son innocence pour que les femmes solitaires lui écrivent, mérite le mépris. Je mérite crainte et respect pour être demeuré inviolé jusqu'au bout du voyage que je vais décrire, et puisque la force de mon cauchemar interdit qu'il prenne fin un jour, vous me les offrirez. " Ainsi parle Martin Michael Plunkett, âgé de 35 ans, coupable de plusieurs dizaines de meurtres sexuels couvrant tout le territoire des États-Unis sur une période de dix années.
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Sujet: Re: James Ellroy. Ven 13 Jan - 16:23 |
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Attention : Chef d'oeuvre ! Avec toute la virtuosité et la puissance de sa narration (noire, glauque et à la 1ère personne) James Ellroy nous projette véritablement à la place d'un serial-killer schizophréne (Martin Plunkett) dans l'amérique des années 60 à 80. Le style est percutant et d'un réalisme saississant, limite documentaire si on se réfère aux différents extraits de journaux qui agrémentent le récit. On s'attache bien malgré nous au héros qui n'est finalement qu'une "victime", cherchant par la même occasion à comprendre les raisons qui sont à l'origine de ses troubles du comportement et qui pourrait "expliquer" ses actes violents. Car après tout, s'il est un monstre sanguinaire dans ses moments de folie schizophrénique, Martin Plunkett n'en est pas moins un humain le reste du temps.
Si vous voulez vous mettre dans la tête d'un serial-killer, ce livre est pour vous. C'est une merveille, mais qui n'est peut-être pas à mettre entre toutes les mains. Et si vous avez ri en lisant American Psycho (j'en connais), là vous ne rigolerez plus du tout.
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Sujet: Re: James Ellroy. Sam 14 Jan - 16:49 |
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Silent Terror Traduction : Freddy Michalsky
L'univers d'Ellroy est noir, noir, noir ... et pourtant, l'on ferme toujours ses livres en regrettant d'en être déjà à la dernière page.
C'est ce que j'ai pensé en achevant "Un Tueur sur la Route" qui nous conte, dans un style moins "cogneur" que celui du "Grand Nulle Part", le parcours d'un tueur en série américain nommé Martin Plumkett. Pour être plus exacte, c'est Martin lui-même qui se met en scène. Il vient d'être capturé et, à l'exception d'une déclaration faite devant le tribunal, il se refuse à expliquer quoi que ce soit autrement que par écrit. Aussi entreprend-il dans sa cellule de rédiger son histoire.
L'histoire d'un enfant vraisemblablement surdoué mais privé d'amour dès sa jeunesse et qui ne s'en remettra pas. L'histoire d'un homme qui sait que ses pulsions violentes sont dûes à un accident survenu dans son enfance mais qu'il ne pourra se rappeler qu'à l'extrême fin du roman. Une histoire où les frustrations sexuelles et la déresponsabilisation des parents pèsent de façon atroce sur la destinée de leur enfant.
Ellroy, qui a avoué lui-même que, sans l'exorcisme de l'écriture, il aurait persévéré dans la délinquance aggravée, ne cherche pas à défendre son héros. Par la voix de l'enquêteur du FBI qui finit par coincer Plumkett, l'auteur nous rappelle que très peu nombreux sont en fait les enfants privés d'amour dans leur jeunesse et qui finissent dans la peau d'un tueur. Du début jusqu'à la fin, Ellroy se veut neutre et réussit d'ailleurs à nous restituer le parcours intérieur de Plumkett, tout en froideur et en non-dits, en non-touchers mêmes. Et c'est bien cet équilibre qui lui permet de nous faire entrevoir ces étincelles d'humanité qui, de temps en temps, scintillent et puis meurent en Martin, nous rappelant au passage qu'il aurait pu connaître une vie bien différente.
Face à un personnage comme Ross Anderson et, de façon générale, face à l'Américain moyen décrit par Ellroy à grands traits cruels et sarcastiques, Martin Plumkett nous apparaît cependant doté d'une intégrité enviable. Il nous fait peur - les derniers mots qu'il écrit dans son journal sont carrément terrifiants - et en parallèle, il nous touche. Et on le quitte sans avoir réussi à trancher : est-il une incarnation du Mal ou ce Mal lui a-t-il été imposé par une force supérieure, les hasards de la génétique, le comportement de ses parents, la société américaine puritaine ?
A vous de voir mais c'est un livre qu'on ne regrette pas d'avoir lu. A noter la scène où Plumkett dit son fait à Charles Manson : l'un de ces moments où le lecteur ne peut s'empêcher d'admirer sa vision de la mort. 
Un site excellent sur Ellroy :
http://www.edark.org/ellroy/french/home1_en.html
Et une interview d'Ellroy chez Fluctuat :
http://www.fluctuat.net/livres/interview/ellroy.htm
_________________ Ecrasons les Infâmes ! - D'après (et avec la bénédiction posthume de) Voltaire
http://notabene.forumactif.com/ http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Dernière édition par Masques de Venise le Ven 7 Mar - 23:08, édité 1 fois
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Sujet: A cause de la nuit Ven 27 Jan - 11:53 |
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 Éditeur : Rivages (1987) Collection : Rivages noir Format : Poche - 333 pages
Quatrième de couverture : Il est psychiatre, manipule les solitaires et les faibles, et utilise son pouvoir maléfique la nuit. Puis il tire d'informations de ses malades, plus son royaume devient puissant. Jusqu'au jour où ce " Voyageur de la nuit " croise le chemin du sergent Lloyd Hopkins. Après Lune sanglante, voici le second épisode de la saga des aventures de Lloyd Hopkins, comme toujours, chez James Ellroy, la violence confine à l'exorcisme des démons qui hantent l'Amérique.
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Vieux_Renard
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Sujet: Re: James Ellroy. Ven 27 Jan - 11:55 |
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Suite, donc, des aventures du super flic Lloyd Hopkins débutées dans "Lune sanglante". Je dis "super flic" mais ceux qui connaissent James Ellroy savent très bien de quoi je veux parler. On est loin du super héros hollywoodien bodybuildé qui, à tours de bras, distribuent des torgnoles aux méchants sans le moindre bobo. Non, Mr Hopkins n'est pas particulièrement beau, voyez-vous ? Il a des poignées d'amour autour du ventre et fait des erreurs grosses comme lui ; trompe sa femme ; enfreind les lois ; répond à ses supérieurs en frôlant l'insubordination, etc. etc.
Dans "Lune sanglante", Hopkins avait mis sa vie privée de côté pour se concentrer sur son métier de flic et arrêter un tueur insaisissable. Le résultat fût pour le moins fameux : sa femme se tire avec ses gosses et ses collègues le jalousent secrétement. Cette fois-ci, notre sergent est confronté à un psychiatre mystérieux autant que machiavélique (le Dr Havilland alias "le voyageur de la nuit") qui transforme ses "clients" en légumes obéissants. Le roman démarre réellement (si je puis dire) lorsque ces 2 protagonistes dotés d'une intelligence hors norme font connaissance. Une connaissance amicale, précisons le, orchestrée par le Dr Havilland obsédé par le célèbre Hopkins. Sans trop en dévoiler, pendant une bonne moitié du livre on assiste impuissant à la manipulation du premier sur le second, attendant impatiemment que le héros (qui n'est pas super, si vous avez suivi) découvre la petite faille.
Un bon polar, sombre et immoral. J'ai toutefois préféré le 1er volet. La suite dans le dernier volume : "La colline aux suicidés".
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Sujet: Re: James Ellroy. Ven 27 Jan - 18:14 |
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Ca à l'air vraiment bien. ca ressemble à chattam ou harlan coben ?
Je suis pas très policier ou thriller (je ne connais même pas la différence). Mais là, le sujet m'interpel.
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Sujet: Re: James Ellroy. Ven 17 Fév - 13:01 |
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Non, c'est moins complaisant que Chattam et surtout, c'est beaucoup plus puissant.
Dans "Lune Sanglante" et "Autour de la Nuit", le style d'Ellroy est classique et on suit bien l'intrigue.
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Sujet: Re: James Ellroy. Ven 17 Fév - 13:15 |
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Blood on the Moon Traduction : Fred Michalski
Je viens de l'achever et suis passée incontinent au second tome. Je n'ai pas été déçue. Il y a de l'épique chez Ellroy et un sens de la rédemption qui doit, à mon avis, provenir de ses origines personnelles : irlandaises ou écossaises.
Ses héros qui sont aussi des anti-héros ont toujours quelque chose de mystique et de crucifié - même un Peter Bondurant dans "American Tabloid." Ainsi, son Lloyd Hopkins, dont on apprendra seulement à la fin de "Lune Sanglante" le drame qui, dans l'enfance, l'a amené à se transformer en une espèce de Super Flic dédaigneux de sa hiérarchie.
Parce que le petit James Ellroy a lui-même connu sa part d'horreur, les personnages qu'il invente ont presque tous connu une horreur similaire durant leur propre enfance. Une horreur où se mêlent chair et violence.
Sur la chair, sur l'amour lui-même, le regard d'Ellroy est-il heureux ? Difficile de répondre à cette question. Pour lui, la femme en tous cas est TOUT. Il n'y a pas de garces authentiques chez Ellroy - contrairement au credo du roman noir. Toutes ses femmes fatales sont à la fois mère, épouse, maîtresse, amie, compagne, confidente. Et toutes y parviennent même si certaines d'entre elles paient ce multi-rôle de leur vie.
L'amour fou qu'Ellroy continue à porter à sa mère tragiquement décédée - et sans doute victime du tueur du Dahlia noir - participe beaucoup à cette aura qui nimbe tous les livres du romancier comme autant de petits mausolées qui la rendent éternelle.
C'est d'ailleurs peut-être pour cela que le style pourtant masculin d'Ellroy et son univers de mecs qui flirte souvent avec l'homosexualité et la bisexualité demeurent pourtant aisément accessibles aux femmes. Il y a une tendresse prodigieuse envers le genre humain chez Ellroy, qu'il s'acharne à dissimuler sous un cynisme parfois écoeurant et toujours, comme tu le soulignes, Vieux Renard, très glauque, au bord du désespoir.
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Dernière édition par Masques de Venise le Ven 7 Mar - 23:24, édité 2 fois
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Sujet: Re: James Ellroy. Sam 18 Fév - 12:14 |
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Si tu n'as jamais réellement lu de polars, fab, je te conseille les Patricia McDonald. Ils sont tous bons, voire même très bons pour certains.
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