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Henning Mankell.

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Masques de Venise
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MessageSujet: Henning Mankell.   Lun 16 Mai - 9:48

Avec "Les Morts de la Saint Jean", "Le Guerrier Solitaire" est l'ouvrager de Mannkell que j'ai préféré. Je place "La Muraille Invisible" à part parce que, dans ce dernier, il est beaucoup question de piratage informatique. Alors, c'est fascinant et c'est même haletant mais les amateurs de meurtres risquent de ne pas y trouver leur compte. En tous les cas, personnellement, j'ai beaucoup apprécié.

Il me reste encore à lire "Les Chiens de Riga" et aussi "La Lionne Blanche." C'est vrai que Mannkell fait dans le psychologique, en fait, plus que dans le polar. "Meurtriers sans visages" par exemple ... Eh ! bien, ça fait penser à du Simenon. Il y a quelque chose de désespéré chez cet auteur. Peut-être cela provient-il de la latitude ? Shocked

Chez Maj Sjöwall et Per Walhöö, c'est un peu pareil. Tu les connais, Rotko ? ... Jelisavecplaisir
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MessageSujet: Henning Mankell.   Mer 3 Mai - 18:27



Mannen som log
Traduction : Anna Gibson


Henning Mankell, c'est avant tout une tristesse indéfinie et tout un cortège d'angoisses brumeuses qui chuchotent et se traînent sur les routes de Scanie, au sud de la Suède contemporaine. Angoisses existentielles du héros, le commissaire Kurt Wallender, toujours à se poser des questions sur son père, lequel n'a jamais fait que peindre et repeindre le même tableau, un soleil couchant qui ne se couchait jamais (où était-ce un soleil levant qui ne ... ?) Angoisses profondes d'un pays où l'insécurité monte en flèche et où la violence s'est banalisée en même temps que s'installait la haine des forces de l'ordre. Angoisses aussi d'un monde où tout va désormais beaucoup plus vite sans que l'on puisse rien y faire.

Alors, bien sûr, il faut aimer parce que, surtout dans certains ouvrages de l'auteur (je conserve le souvenir d'un "Meurtriers sans visages" qui m'avait vraiment semblé tourner en rond sur lui-même dans son nihilisme), c'est très difficile à supporter.

Cependant, si vous avez déjà fait connaissance avec la Suède peinte par Walhöö et Sjöwall dans leurs romans des années soixante, cette Suède désespérément grise et ouatineuse, où les cris des assassinés s'étouffent dans la neige, la pluie et le brouillard, où le suicide reste toujours une éventualité acceptable pour échapper à un hiver qui dévore le soleil, vous ne serez pas tout à fait dépaysé : finalement, la Suède de Mankell, ce n'est que le cran au-dessus.

Bien que Mankell ne soit pas à lire en toutes circonstances - si vous comptez faire un court séjour à l'hôpital pour un check-up ou une intervention bénigne, n'emportez rien de lui, fiez-vous plutôt à Wentworth ou à Perry - il n'en demeure pas moins un romancier habile, pas toujours où on l'attend d'ailleurs. Une histoire de meurtre bien sanglante telle que "La Cinquième femme", a quelque chose de morne alors que, avec "La Muraille Invisible", il signe un polar centré sur l'informatique qui non seulement peut être lu par le profane mais accomplit le rare tour de force d'entraîner le lecteur dans une aventure fascinante.

Dans "L'Homme qui souriait", il n'y est absolument pas question d'informatique mais de meurtres maquillés en accidents sur fonds de malversations et de traffics inavouables et c'est l'un des meilleurs Mankell que j'aie lus : sombre (ces paysages du début, avec leurs dunes sous la pluie, alors que Wallander se demande si, oui ou non, il va démissionner), amer, suintant la peur et le désenchantement. La fin est "heureuse". Enfin, disons qu'elle est morale puisque le Grand Méchant - qui est vraiment un Grand Méchant - finit par tomber et on le regrette car elle fait un peu appliquée, elle ne colle pas avec ce que nous savons de ces hommes de pouvoir qui se livrent à des actes peu recommandables, se font parfois piéger par des policiers ou des juges extrêmement habiles et concernés et qui, cependant, finissent par échapper à un châtiment mérité.

Et comme toujours chez Mankell, il y a "le" petit détail fantastique, presque expressionniste : les peintures de guerre du "Guerrier solitaire", les corps enterrés puis déterrés des "Morts de la Saint-Jean" ... et, pour "L'Homme qui souriait", une chaise abandonnée au beau milieu d'une route solitaire, avec un mannequin assis.

Un polar honorable donc qui devrait vous faire passer un excellent moment.
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MessageSujet: Les Morts de la Saint-Jean.   Dim 28 Mai - 16:35

Voilà un roman absolument désespéré - ce qui ne l'empêche d'ailleurs pas d'être passionnant. Il débute sous la pluie, le jour même de la Saint-Jean, sous les yeux d'un homme dont le lecteur comprend immédiatement qu'il va tuer. De fait, après avoir joué au voyeur pendant leur pique-nique, il abat trois jeunes gens avant de se verser un verre de vin, puis de prendre les cadavres en photo. Nous sommes le 22 juin 1996.

Un mois et demi plus tard à peu près, nous retrouvons le commissaire Kurt Wallander qui vient d'enterrer son père. A la brigade, la routine suit son train. Sauf que deux petits détails vont vite tracasser Wallander : tout d'abord la visite de Mme Hillström, dont la fille est censée être partie sans prévenir dans un grand tour d'Europe en compagnie d'une bande de copains, et qui s'incruste dans le bureau de Hansson, affirmant que la carte qu'elle vient de recevoir n'est pas, en dépit de l'écriture et de la signature, de la main d'Astrid ; puis le téléphone qui sonne à vide chez leur collègue Svendberg, homme pourtant connu pour ses habitudes quasi maniaques de ponctualité.

Wallander et ses hommes vont découvrir Svendberg abattu de deux balles dans la tête dans son appartement. Seul indice qu'ils auront un peu de mal à découvrir : la photo d'une femme prénommée "Louise." Plus il la regarde et plus Wallander se dit d'ailleurs qu'un détail ne lui revient pas : mais que diable cela peut-il bien être ?

Et puis, bien sûr, on retrouve le cadavre d'Astrid et des amis avec lesquels elle était soi-disant partie en voyage : habillés, emperruqués, réunis autour d'un pique-nique en pleine putréfaction. La police scientifique conclut très vite que les corps ont été immédiatement enterrés après leur mort et protégés dans des sacs-poubelles, de façon à les conserver dans un bon état relatif. N'empêche : ils ont souffert car il a fallu un certain temps avant que des promeneurs ne tombent sur la macabre mise-en-scène.

Ce qu'il y a de plus désespéré sans doute dans ce livre, c'est que l'auteur nous dépeint un tueur qui ignore en fait pourquoi il tue. Parce qu'il a été rejeté ? Parce qu'il n'aime pas les gens heureux, comme le suggère l'un des collègues de Wallander ? Parce qu'il est complètement fou ? Outout simplement parce qu'il est la proie d'un mal innommable qui dévore la société suédoise ?

Au lecteur de tirer ses propres conclusions.



Steget Efter
Traduction : Anna Gilson

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MessageSujet: Re: Henning Mankell.   Ven 23 Juin - 12:46

essayer de rechercher les premiers romans

AHH Wallander !!

maintenant sa fille a repris le flambeau !!

parole de fan !!
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MessageSujet: Henning Mankell – Meurtriers sans visage   Ven 14 Juil - 22:24

Quand on lit des notices sur cet auteur, on trouve : « il met en scène l’inspecteur Wallander et ses inquiétudes face à une société qui lui échappe ».

Je trouve que c’est un peu exagéré car les « réflexions » du personnage me paraissent superficielles et bien simplistes.

L’intrigue.
Un couple de retraités agriculteurs est retrouvé torturé et mort au fond de la campagne Suédoise. La dame, avant de mourir, a le temps de dire « étrangers ».

A partir de là, s’ensuit une histoire que je n’ai pas trouvée palpitante pour 2 sous, avec un inspecteur perdu entre ses problèmes personnels (divorce, solitude..) et un questionnement social limité… Ce livre évoque l’immigration en Suède. Sans beaucoup de nuances…

« Combien de temps pourrait-on continuer à pratiquer une politique libérale en matière de droit d’asile sans risquer d’aboutir au chaos ? ».

Certes… Mais encore ? On aurait aimé un développement, des idées, de la profondeur. Et ben, notre inspecteur ne peut pas faire plus visiblement ! ! !


Le dénouement
Effectivement, ce sont bien 2 immigrés qui ont fait le coup pour piquer l’oseille des vieux… Quelle inventivité ! ! ! ! (Pour info, pépé avait planqué le blé dans le foin de sa jument ! ! ! Ah ah ah… )

Bref, pas de suspens, pas de psychologie, pas de sociologie (SELON MOI). Et pourtant un pavé de 385 pages, que j’assimile à du délayage…

Rien à voir avec un M. Connelly ou un M. Marshall…

Enfin !

H. Mankell est une icône du polar Suédois, paraît-il… Alors, j’ai dû ne rien comprendre… à l’icône…

NB : toujours se méfier des « icônes »…
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MessageSujet: Re: Henning Mankell.   Sam 15 Juil - 17:40

C'est "Meurtriers sans visages", non ?

Je ne l'avais pas aimé, celui-là. Mais "La Muraille Invisible" est tout à fait différent : ça parle d'informatique, de piratage de cartes bancaires et c'est vraiment pas-sion-nant, Séraphine !
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MessageSujet: Re: Henning Mankell.   Sam 15 Juil - 17:48

Ah oui, tiens ! J'ai oublié d'en noter le titre. Oui, oui, c'est celui-là. Rien ne t'échappe, MDV !!!

Bon, je te répondrais comme à VR à propos de Patricia Mc Donald : je vais tenter d'en lire un 2nd, pour éviter un jugement hâtif.

Petit rappel : je suis incapable d'écrire 1/100 è de ce que ces gens là écrivent donc mes "avis" sont à prendre avec recul. Si ce gars là a eu des tas de prix en Suède, il y a bien une raison...

Maintenant, si je n'ai rien compris, c'est pas leur affaire...
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MessageSujet: Re: Henning Mankell.   Dim 24 Sep - 9:59

Ce n'est pas mon préféré de Mankell. Personnellement, j'ai trouvé que l'homme qui souriait manquait un peu de profondeur. Mais pour le reste, tout est excellent !
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MessageSujet: Re: Henning Mankell.   Dim 24 Sep - 13:30

N'hésite surtout pas à nous dire lequel tu préfères. En ce qui me concerne, j'ai un faible pour "La Muraille Invisible", "Les Morts de la Saint-Jean" et aussi "Le Guerrier Solitaire."

Mais je n'ai pas lu toute la collection. Il paraît, en plus, que, en France, les volumes ont été édités sans souci de l'ordre chronologique.
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MessageSujet: Re: Henning Mankell.   Dim 24 Sep - 14:10

Apparemment, voici l'ordre chronologique...
(Avec les étoiles, ce sont ceux que j'ai lus.)

Meurtriers sans visage (parution française : 1994), Mördare utan ansikte (parution en Suède: 1991)
*Les chiens de Riga (2003), Hundarna i Riga (1992)
*La lionne blanche (2004), Den vita lejoninnan (1993)
*L'homme qui souriait (2005), Mannen som log (1994)
*Le guerrier solitaire (1999), Villospår (1995)
*La cinquième femme (2000), Den femte kvinnan (1996)
Les morts de la Saint-Jean (2001), Steget efter (1997)
*La muraille invisible (2002), Brandvägg (1998)
La pyramide (pas encore traduit), Pyramiden (1999)
Avant le gel (paru le 16 septembre 2005), Innan frosten (2002)
Le retour du professeur de danse (2006), Danslärarens återkommst (2000).

Pour le moment, mon préféré, c'est "La lionne blanche". Des aller-retours entre l'Afrique du sud et la Scanie, une dimension politique pertinente, des personnages fouillés... et une intrigue rudement bien construite. A mon avis !
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MessageSujet: Avant le Gel   Ven 25 Avr - 13:21



Innan Frosten
Traduction : Anna Gibson


Avez-vous vu un passionné s'attaquer à l'un de ces puzzles monumentaux qui en désespèrent plus d'un ? Eh ! bien, quand on lit "Avant le Gel", on se dit que, pour l'écrire, Henning Mankell a dû procéder de manière similaire. C'est dire qu'une lenteur quasi jubilatoire et l'amour de la précision ont présidé à la rédaction de ce livre.

Le prologue nous dépeint la fuite du seul survivant de la secte fondée - et exterminée - par Jim Jones au Guyana. C'est assez court mais l'exaltation religieuse désespérée qui anime le personnage vous met d'emblée mal à l'aise.

Puis on se retrouve en Suède, plus précisément en Scanie, région élue par Mankell, dans la ville de Malmö, où Linda, la fille de Kurt Wallander, s'apprête à rejoindre son affectation, dans le même commissariat que son père. Ayant, semble-t-il, définitivement rompu les ponts avec sa mère, Mona, désormais remariée et qui sombre dans l'alcool, la jeune femme, en attente d'un logement valable, vit pour l'instant chez son père. Ce qui n'est pas toujours facile, pour l'un comme pour l'autre, bien que - ou parce que - ces deux-là se ressemblent en fait terriblement.


Toujours fidèle à lui-même, Wallander s'inquiète d'un appel reçu au commissariat et qui signalait des cygnes en feu sur le lac voisin. Pour lui - comme pour toute personne sensée - s'attaquer à des animaux qui n'ont strictement rien fait suppose qu'on peut passer à la vitesse supérieure, et s'attaquer à l'Homme.

De son côté, Linda, qui tourne un peu en rond dans l'attente de prendre ses marques définitives, s'inquiète de la disparition apparente de l'une de ses anciennes camarades de classe, dont elle était demeurée proche, Anna Westin. La dernière fois qu'elles s'étaient parlé, quelques jours plus tôt, Anna lui avait dit avoir croisé son père près d'un hôtel. Or, Erik Westin avait abandonné femme et enfant alors qu'Anna n'avait que cinq ou six ans.

Il est difficile de définir l'atmosphère de ce roman : à la fois étouffante et intemporelle, cotonneuse et onirique, balisée de détails très précis et en même temps très floue, en tous cas angoissante. La tension monte lentement, avec une détermination tranquille, et ce cheminement est ponctué de nouveaux animaux sacrifiés par le feu et de quelques cadavres de femmes.

Même si Mankell achève son roman sur une note d'espoir, on retrouve ici un peu de la tristesse et du désespoir écoeuré qui tissaient la toile des "Morts de la Saint-Jean." Bref, c'est du "grand" Mankell.
Je le déconseillerai toutefois à ceux qui n'apprécient guère les longueurs dans les polars. En outre, si l'on veut vraiment chercher des poux à l'auteur, il y a, çà et là, quelques petites imprécisions - oui, malgré tout - et l'ambiguïté avec laquelle il considère le fanatisme religieux - en fait, on ne sait jamais s'il le tient, réellement ou non, pour une folie - peut laisser certains sur leur faim.

Mais moi, j'ai vraiment aimé.
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MessageSujet: Re: Henning Mankell.   Ven 25 Avr - 20:48

Est-ce que quelqu'un a lu Tea bag ?
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MessageSujet: Re: Henning Mankell.   Lun 28 Avr - 15:59

Pas moi en tous cas et je ne sais même pas à quelle époque de la série Wallander il appartient. Puisqu'il faut rappeler que la traduction s'est faite dans le désordre.
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Henning Mankell.

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