Nota Bene
Forum Littéraire Résolument Atypique Tapissé de Mots, de Livres, de Littérature ... Exclusivement Réservé Aux Lecteurs Gourmets & Passionnés mais Non-enclins à la Mièvrerie
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

Haru Asakaïdo - Jean-Luc Flines

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Masques de Venise
Mécréante Suprême
Mécréante Suprême


Sexe:FémininVerseauRat
Age : 48
Inscrit le : 06 Mai 2005
Messages : 14364
Localisation : Sous vos yeux mais vous ne me voyez pas ...
Loisirs : Tout ce qui concerne les mots et les livres.

MessageSujet: Haru Asakaïdo - Jean-Luc Flines   Lun 9 Avr - 13:13



Le thème :

Citation:
Cette nouvelle atypique vous fera voyager et découvrir un Japon insolite du 19e siècle, non pas celui des samouraïs mais plutôt l'univers des peintres d'aquarelles et d'estampes au travers du drame de la jeune artiste "Gofun Shiryuki" atteinte de saturnisme, maladie liée à son art. C'est le récit d'une amitié un peu surnaturelle qui sublimera un autre peintre, femme elle aussi, Haru Asakaïdo. Au travers de cette histoire inédite, Jean-Luc Flines essaie de nous communiquer son admiration de peintre et d'illustrateur pour les estampes japonaises.


Très joli hommage rendu par Jean-Luc Flines à l'une des civilisations les plus raffinées qui soient, le Japon, et à l'art de l'estampe vu par des maîtres comme cet Hokusaï que les Goncourt furent parmi les premiers à faire connaître en France.

On retrouve ici cette fascination pour la Mort, prolongation logique de la vie, qui hante l'imaginaire japonais, le plus souvent sous la forme du suicide (un thème qui transparaît aussi bien chez Mishima, lequel passa d'ailleurs à l'acte, que chez Ôé ou Murakami Hakuri avec sa "Ballade de l'Impossible").

Car en fait, n'assistons-nous pas à un suicide lent, programmé, par l'absorption régulière et voluptueuse du blanc de céruse que l'héroïne estime seul capable de convenir à son art ?


A télécharger sur Alexandrie :

http://www.alexandrie.org/

et aussi sur le site de l'Auteur :

http://aerochance.livejournal.com/
_________________
http://notabene.forumactif.com/
http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Revenir en haut Aller en bas
Masques de Venise
Mécréante Suprême
Mécréante Suprême


Sexe:FémininVerseauRat
Age : 48
Inscrit le : 06 Mai 2005
Messages : 14364
Localisation : Sous vos yeux mais vous ne me voyez pas ...
Loisirs : Tout ce qui concerne les mots et les livres.

MessageSujet: Re: Haru Asakaïdo - Jean-Luc Flines   Ven 30 Nov - 12:59

Cette nouvelle - à mon avis la plus aboutie de Jean-Luc Flines - n'aurait pas existé sans le blanc de céruse dont je laisse l'auteur de ce texte, qui ne se contente pas d'écrire mais dessine et peint également et connaît donc parfaitement son sujet, vous expliquer la fascinante et perverse nature :

Citation:
"La céruse est le carbonate basique de plomb. C'est un poison interdit en France depuis 1915. On l'appelle aussi ''blanc de plomb'' ou ''blanc d'argent'' ou encore ''blanc de Saturne''. Il fait partie du champ chromatique blanc. Ce pigment a changé de nom pour dissimuler sa vraie nature. (...)

En fait, l’exposition au plomb affecte plusieurs systèmes dans l’organisme: le système nerveux et les reins. Elle peut causer une hypertension artérielle et une anémie. Gofun présentait cette déficience. Le plomb s’était accumulé dans les os. Haru avait décelé cette maladie chez son amie en découvrant la ligne bleue qui entourait ses gencives.

Elle ne lui en avait rien dit pensant que c’était une infection locale de la bouche ! Par la suite, elle se rappela que son grand-père Shiryuki avait contracté la maladie et en était mort dans d’atroces souffrances."


Mais le blanc de céruse, qu'utilisèrent longtemps les Japonaises pour leur maquillage, possède la propriété de conférer au visage qui le revêt une singulière beauté, à la limite de la perfection, que souligne encore le caractère énigmatique des traits propres aux traits asiatiques.

Beauté, mystère mais aussi sérénité et perfection évoquant irrésistiblement les notions d'immanence et d'immortalité, tel est le blanc de séruse - et ce qui lui donne une partie de sa puissance. Nous y reviendrons dans un autre billet et, en attandant, pourquoi ne pas lire cette courte nouvelle de vingt-et-un pages, signée Jean-Luc Flines ? ...
_________________
http://notabene.forumactif.com/
http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Revenir en haut Aller en bas

Haru Asakaïdo - Jean-Luc Flines

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nota Bene :: Edition en Ligne & Littérature Virtuelle. :: Prix Alexandrie 2008-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet