Julie Grande Prêtresse du Livre


   Age : 27 Inscrit le : 31 Mar 2006 Messages : 2730 Localisation : Paris, hélas Emploi : Libraire Loisirs : Lecture, cinéma, musique et découvertes en général
 | Sujet: Gyles Brandreth - La série des Oscar Wilde Jeu 22 Mai - 20:41 | |
| Présentation de l'auteur sur le site des éditions 10/18 :
"À 59 ans, Gyles Brandreth est un brillant touche-à-tout à l'excentricité so british, à la fois journaliste, producteur de théâtre, homme d'affaires, acteur... Inconditionnel d'Oscar Wilde, il a toujours vécu sous le signe du célèbre dandy. Grâce à sa connaissance profonde de l'œuvre et de la vie du poète, il a su restituer le génie du personnage. Le premier volume des enquêtes d'Oscar Wilde a eu un succès immédiat, tant en Angleterre qu'aux États-Unis. " _________________ Ecrire de la fiction, c'est comme se souvenir de quelque chose qui ne s'est jamais passé. (Siri Hustvedt)
Work is the curse of the drinking classes. (Oscar Wilde) |
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Julie Grande Prêtresse du Livre


   Age : 27 Inscrit le : 31 Mar 2006 Messages : 2730 Localisation : Paris, hélas Emploi : Libraire Loisirs : Lecture, cinéma, musique et découvertes en général
 | Sujet: Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles Jeu 22 Mai - 21:47 | |
| Oscar Wilde part un matin de chez lui pour se rendre dans son club habituel, cette institution de l’Angleterre victorienne où se retrouvent les gentlemen pour discuter, lire la presse et fumer à leur aise. Il est guilleret. On lui ouvre la porte, il monte allègrement les escaliers… et se retrouve devant une vision d’horreur. Un jeune homme de seize ans, qu’il connaît et qui s’appelle Billy Wood, gît nu et ensanglanté au milieu d’une mise en scène macabre, entouré de chandelles. Wilde est bouleversé par cet assassinat. Il s’en ouvre à son ami Robert Sherard, narrateur de l'histoire et descendant de William Wordsworth, jeune homme à la vie sentimentale compliquée et aux aspirations littéraires ardentes, et à un homme dont il a fait la connaissance depuis peu mais qui lui inspire admiration, confiance et sympathie, Arthur Conan Doyle himself. Il faut dire que Wilde dévore les aventures de Sherlock Holmes… et qu’il va s’inspirer de ses méthodes pour mener une enquête à laquelle il ne souhaite pas mêler immédiatement la police, au grand étonnement de Sherard. Doyle avec sa rigidité toute écossaise et son économie de parole fait un très bon contrepoint à Wilde, et on voit que la mise en pratique des méthodes de son personnage le fascine très vite en même temps qu’elle suscite une vraie curiosité.
Sur cette trame simple, Brandreth construit un roman extrêmement divertissant, bien écrit et bien mené. On admire la véracité du personnage d’Oscar Wilde, qu’on se plaît à imaginer tel qu’il le décrit, avec son humanité et son humour, et on a envie de lire son œuvre et de glaner des renseignements sur lui. Les personnages secondaires sont eux aussi bien campés (notamment la belle Veronica, fiancée d’Aidan Fraser, le commissaire de police que la petite bande finit par aller trouver à Scotland Yard, et femme de tête passionnée de médecine dont Sherard tombe fou amoureux, ou Constance, la femme de Wilde, qu’un amour sincère et réciproque, semble-t-il, lie à son mari), l’époque très bien restituée. L’ambiance des clubs londoniens et des bistrots parisiens est très vivante. La bonne humeur de Wilde contamine le tout, à coup d’aphorismes bien sentis ou d’attitudes excentriques qui ont d’ailleurs toujours leur explication.
Au final, un roman très british et très agréable que je vous conseille si vous avez envie d'une lecture légère et pas bête : vivement la traduction de la deuxième enquête, et chanceux les anglophones qui peuvent la lire dès maintenant !
Gyles Brandreth Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles 10/18 _________________ Ecrire de la fiction, c'est comme se souvenir de quelque chose qui ne s'est jamais passé. (Siri Hustvedt)
Work is the curse of the drinking classes. (Oscar Wilde) |
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