
Nota Bene Nota Bene : La Qualité, Non La Quantité - Forum Atypique Pour & Par la Littérature - Histoire, Cinéma, Edition en Ligne Sont Aussi Sur Nos Etagères - Réservé Aux Lecteurs Gourmets & Passionnés - Mièvrerie, Extrémistes & Trolls Ne Sont Pas Les Bienvenus |
|
|
|
| Auteur |
Message |
Masques de Venise
Mécréante Suprême




Nombre de messages: 26437
Age: 49
Localisation: Sous vos yeux mais vous ne me voyez pas ...
Loisirs: Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription: 06/05/2005
|
Sujet: Louise Erdrich Lun 28 Avr - 15:29 |
|
|
Elle naît le 7 juillet 1954, à Little Falls, dans le Minnesota, d'une mère mi-ojibura , mi-française, et d'un père américain d'origine allemande. Mais c'est dans le Dakota du Nord, qu'elle choisit souvent comme décor pour ses romans, qu'elle est élevée. Ses parents travaillaient tous deux au Bureau des Affaires Indiennes.
Devenue enseignante au Dartmouth College, elle tombe amoureuse d'un autre professeur, Michael Dorris, figure emblématique du mouvement culturel appelé "Renaissance indienne." Dorris est de neuf ans son aîné et a été en son temps le premier célibataire à qui a été reconnu le droit d'adopter des enfants. Il est pour sa part d'origine indienne mais aussi française et irlandaise.
Le couple aura trois enfants qui viendront s'ajouter aux trois enfants déjà adoptés par Dorris. C'est l'un de ces dernier, Reynold, qui, en 1991, est victime d'un accident mortel de la circulation. Cette mort semble sonner le glas de la bonne entente dans la famille. Quatre ans plus tard, un autre de leurs fils accuse son père d'abus sexuels et Louise demande le divorce, qu'elle obtient. Son ex-mari se suicidera peu après.
Depuis lors, elle a regagné son Etat natal où elle vit avec ses filles en écrivant et en gérant une petite librairie.
Elle est entrée en écriture par la publication, en 1983, d'un recueil de poèmes "Jacklight." Un an plus tard, sortait "Love Medicine", qui remporta le National Book Critics Circle Award. Il sera suivi d'une dizaine de romans parmi lesquels La chorale des Maîtres-Bouchers, publié en 2003 et récemment traduit en France. Enfin, elle écrit également pour les enfants. Erdrich est considérée comme une figure majeure de la littérature amérindienne contemporaine.
Elle a également participé à la rédaction et au lancement d'une revue consacrée à la littérature amérindienne : The Circle.
Signalons que certains ouvrages, comme The Crown of Columbus, qui sortit en 1991, furent écrits de concert avec son mari.
Son dernier roman paru aux USA, The Painted Drum, date de 2005.
_________________ Ecrasons les Infâmes ! - D'après (et avec la bénédiction posthume de) Voltaire
http://notabene.forumactif.com/ http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
|
|
|
|
Masques de Venise
Mécréante Suprême




Nombre de messages: 26437
Age: 49
Localisation: Sous vos yeux mais vous ne me voyez pas ...
Loisirs: Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription: 06/05/2005
|
|
|
|
Thomas
Ordonnateur des Basses Oeuvres de Nota Bene - il en est fier, en plus ...




Nombre de messages: 9043
Age: 33
Localisation: Paris
Emploi: Passionnant mais indescriptible...
Loisirs: Littérature, Cinéma, Photo, Cuisine
Date d'inscription: 04/04/2006
|
Sujet: Re: Louise Erdrich Lun 28 Avr - 15:45 |
|
|
Jolie photo, pour ne rien dire de la personne photographiée...
_________________ "Le secret douloureux des dieux et des rois, c'est que les hommes sont libres." Jean-Paul Sartre, Les mouches "La sensualité est la condition mystérieuse, mais nécessaire et créatrice, du développement intellectuel." Pierre Louÿs, Aphrodite
|
|
|
|
Morgane la fée
Our Witch-Ambassadress to Albion




Nombre de messages: 2138
Age: 21
Localisation: Leicester (England) et pendant les vacances Antony (France)
Emploi: Etudiante en American studies
Loisirs: lecture, cinéma, écriture, voyages, shopping
Date d'inscription: 23/01/2006
|
Sujet: Re: Louise Erdrich Lun 28 Avr - 17:09 |
|
|
Ah justement on a étudié deux chapitres de son livre Tracks la semaine dernière.
_________________ -We live as we dream--alone Heart of Darkness J. Conrad
-De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène, Qu'importe, si tu rends, – fée aux yeux de velours, Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! – L'univers moins hideux et les instants moins lourds ? Baudelaire
|
|
|
|
Masques de Venise
Mécréante Suprême




Nombre de messages: 26437
Age: 49
Localisation: Sous vos yeux mais vous ne me voyez pas ...
Loisirs: Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription: 06/05/2005
|
Sujet: Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse Mer 30 Avr - 15:51 |
|
|

The last report on the miracles at Little No Horse Traduction : Isabelle Reinharez
Ce roman me laisse une impression mitigée. Certes, il a du souffle et le style d'Erdrich dégage une poésie réelle, notamment dans ses descriptions de la Nature. Mais l'ensemble se déroule de façon parfois chaotique, l'auteur consacrant parfois trop de temps à tel moment de l'action et pas assez à d'autres. Ceci dit, il s'agit peut-être d'un procédé, plus en accord avec la culture amérindienne qu'avec les habitudes, assez cartésiennes, du roman occidental.
Tout commence en 1996. Pour la dernière fois peut-être, le père Damien Modeste, curé catholique de la réserve ojibwée de Little No Horse, dans le Dakota du Nord, écrit au Pape afin que celui-ci fournisse des réponses à ses innombrables questions et, mieux encore, lui envoie quelqu'un pour en débattre avec lui. Puis, en une sorte de flash-back, le lecteur comprend que le prêtre n'est pas précisément ce qu'il prétend être depuis plus d'un siècle. C'est un peu long - on se demande parfois où l'auteur veut en venir - et puis, l'histoire se déploie.
L'arrivée de Modeste à Little No Horse, les premières connaissances qu'il y fait, le conflit que le désir d'épouse de l'inénarrable Nanapush va entraîner, la folie religieuse croissante de Pauline Puyat ... le lecteur est vite emporté avec la volonté, renouvelée à chaque page tournée, d'en savoir un peu plus sur chacun.
S'introduit en parallèle dans le récit le père Jude, l'envoyé tant attendu du Vatican. Mais, le père Modeste l'apprend très vite, Jude est là afin de se renseigner sur la vie de Pauline Puyat qui, entrée dans les ordres sous le nom de Soeur Léopolda, est en passe d'être béatifiée par l'Eglise.
Tels sont, en gros, les fils conducteurs de ce roman tout-à-fait particulier et qui, mieux que, par exemple, les oeuvres d'un Sherman Alexie, habitées par trop de haines, parvient à établir un pont entre le lecteur occidental et la culture des Indiens américains. Les ravages exercés par le colonialisme religieux y sont pointés du doigt avec un talent qui marie admirablement la férocité, l'humour et une lucidité implacable.
Bref, un livre qu'il ne faut pas lire mais par lequel il faut se laisser immerger, en abandonnant nos repères habituels.
_________________ Ecrasons les Infâmes ! - D'après (et avec la bénédiction posthume de) Voltaire
http://notabene.forumactif.com/ http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
|
|
|
|
|
|
| Page 1 sur 1 |
|
| Permission de ce forum: |
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
|
|
|
|
|
|
| |
|