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John Irving.

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Masques de Venise
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MessageSujet: John Irving.   Dim 8 Mai 2005 - 13:26



The World According Garp
Traduction : Maurice Rambaud


Qui ne connaît pas « Le Monde Selon Garp » de John Irving ? Confused (En tous les cas, moi, je l'ai longtemps ignoré ... Laughing)

Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu et que j'envie, il s’agit d’un roman qui, par son ampleur et la série de « types » qu’il met en scène, évoque irrésistiblement un auteur comme Charles Dickens ou encore Thackeray. Mais, chez Irving, les bons sentiments, quand ils existent, sont toujours menacés par ce que le benjamin de la famille Garp avait l’habitude d’appeler « le Crapaud du Ressac. » C’est le Crapaud de l’Angoisse et aussi celui de la Mort qui, tôt ou tard, vient réclamer son dû.

Pourtant, on rit et l’on sourit beaucoup chez John Irving qui se fait ici une joie de renvoyer dos à dos tous les extrêmistes, que ceux-ci soient féministes ou machissimes. Sa peinture à la fois aiguë et burlesque des milieux féministes réjouira aussi bien les femmes que les hommes. Les anti-féministes sont, quant à eux, irrécupérables et si dangereux que l’un d’entre eux finit par assassiner la mère de Garp, l’intrépide Jenny Fields, laquelle, après la parution de son ouvrage autobiographique,
« Sexuellement Suspecte » - beau titre, n'est-ce pas ? - avait été revendiquée comme emblème par le mouvement féministe américain. Le sel de la chose, c'est que Jenny ne se sentit jamais féministe dans l'âme. Simplement, elle cherchait à "aider ceux qui en ont besoin."

Il est révélateur de constater que, si Irving accorde repentance et réhabilitation à la féministe complètement exaltée qui abat ensuite le fils de Jenny, il n’offre en revanche aucun salut à l’assassin de Jenny. Pire : il le fait descendre immédiatement par son propre beau-frère.

« Le Monde selon Garp », c’est aussi, imbriquée dans le roman, la première nouvelle vendue par le héros. Intitulée « La Pension Grillparzer » - Garp et sa mère se trouvaient à Vienne quand elle fut rédigée – elle apparaît comme un condensé de tout ce qui fait le charme et la profondeur du roman : humour, sens de l’absurde, compassion envers autrui, férocité pourtant, hantise de la mort aussi …

C’est encore la fantastique figure de Roberta Muldoon, ex-Robert Muldoon, ex-ailier des « Eagles » de New-York et qui, s’étant toujours sentie femme au plus profond de lui-même, choisit un jour de franchir le grand pas et de changer de sexe. Je n’en dirai rien d'autre : lisez et vous verrez bien.

C’est un enchaînement de situations et de personnages accompli avec une rare maîtrise. C’est un moment de grâce absolue dans la littérature du XXème siècle. C’est aussi une analyse précise de l'art d'écrire. Mais là où cela nous change agréablement de bien des sottises lues ici et là, elle est faite en toute humilité par un écrivain qui sait ce dont il parle et qui n'a que dégoût pour le snobisme sous toutes ses formes.

En bref, "Le Monde Selon Garp" est un grand roman. Lisez-le. Cool


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mirabell
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MessageSujet: Re: John Irving.   Dim 25 Sep 2005 - 16:25

:tophat: Chapeau bas , je l'ai lu il y a longtemps , je n'aurais pu mieux dire :silent:
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michoko
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MessageSujet: Re: John Irving.   Sam 22 Oct 2005 - 13:54

Le meilleur d'Irving dont mon préféré reste :
L'oeuvre de Dieu, la part du diable.
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Maïa
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MessageSujet: Re: John Irving.   Sam 22 Oct 2005 - 14:14

Pour moi, le meilleur est la Prière pour Owen. Sublime !
En revanche, je n'ai réussi à lire jusqu'au bout aucun des suivants, alors que j'avais dévoré tous les précédents...
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Provence
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MessageSujet: Re: John Irving.   Sam 22 Oct 2005 - 14:44

Je ne saurais dire lequel je préfère...
Mais s'il fallait en choisir un, alors le premier que j'ai lu, découvert par hasard, il y a plus de vingt ans. Je ne savais pas du tout alors ce qui m'attendait :
L'Hôtel New-Hampshire
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Dinou
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MessageSujet: Que d'eau, que d'eau !!!   Dim 30 Oct 2005 - 10:59

Dans la série des ouvrages de cet auteur très productifs (ce n'est pas un défaut pour une fois), je conseille également très vivement L'Epopée du Buveur d'Eau, un roman fort, rafraîchissant, à la fois drôle et dur. Du pur John Irving sans aucun doute. Un vrai bonheur.


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MessageSujet: Re: John Irving.   Mer 8 Aoû 2007 - 3:22

Je viens de terminer mon premier livre de John Irving à savoir:

The Cider House rules/L'Oeuvre de Dieu la part du Diable

L'aptitude de l'auteur à créer une atmosphère lourde et une toile de personnages dont les destins se croisent et indubitable, malheureusement ces qualités sont désservies par une histoire qui en plus d'être prédictible du début à la fin, souffre de nombreuses longueurs: je me suis surprise à bailler régulièrement!

L'auteur avait tous les éléments nécéssaires, ses réfléxions sur l'avortement étaient tranchantes et ses recherches rigoureuses: on sent que l'auteur s'est évertué à être réaliste, et c'est là où le bât blesse. A force de réalisme il a rendu ses personnages completement insipides (Melony étant la seule exception) et qui par conséquent donnent lieu à des relations (amoureuses) non justifiées. Il faudra donc admettre que Candy et Homer s'aiment sans jamais comprendre pourquoi! De même qu'il faudra admettre que l'auteur ait choisi la plus plate de toutes les fins possibles pour son livre.

Au final j'ai l'impression d'avoir lu un roman très moyen écrit par un bon auteur. C'est une grosse déception! Evil or Very Mad
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MessageSujet: Re: John Irving.   Mer 8 Aoû 2007 - 9:29

Julie est en train de lire A Widow For A Year (La veuve de papier) ; quant à moi, je pense relire The World According To Garp (Le monde selon Garp) dès que j'aurai fini le Juli Zeh que j'ai attaqué ce matin !
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MessageSujet: Re: John Irving.   Jeu 9 Aoû 2007 - 16:59

C'est plutôt bien, cette Veuve de papier... mais je ne fais pas pour l'instant la découverte du grand auteur américain que j'attendais. Je laisse à Irving le bénéfice du doute et j'espère que quand je terminerai le livre je reverrai mon jugement.
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MessageSujet: Re: John Irving.   Jeu 9 Aoû 2007 - 19:04

Sous réserves, Julie, il m'avait semblé entendre dire, lors de sa parution, que justement, "Une veuve de papier" n'était pas son meilleur ouvrage ...
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MessageSujet: Re: John Irving.   Mer 15 Aoû 2007 - 23:36

Masques de Venise a écrit:
, il m'avait semblé entendre dire, lors de sa parution, que justement, "Une veuve de papier" n'était pas son meilleur ouvrage ...



En même temps j'avais lu partout que [b]The Cider House rules/b] était l'un de ses meilleurs romans et vous avez pu voir ma critque...
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MessageSujet: Une veuve de papier   Lun 20 Aoû 2007 - 14:27

Malheureusement, Morgane, même si au cours de ma lecture je me suis dit que les critiques étaient peut-être un peu dures, au final je les rejoins...


Eté 1958, dans la campagne du côté de Long Island. Ted Cole, auteur à succès de livres pour enfants (que le lecteur découvre dans le roman), traverse une crise avec sa femme, Marion. Celle-ci ne se remet pas de la mort accidentelle de ses deux fils adolescents, Thomas et Timothy. La naissance de leur fille Ruth n’a rien arrangé, Marion ne voulant pas s’attacher à une enfant qu’elle a peur de perdre aussi. Ruth a quatre ans en 1958. L’arrivée d’une jeune homme de seize ans, Eddie O’Hare, qui doit officiellement assister Ted dans son travail et lui servir de chauffeur lorsqu’il a trop bu, ce qui arrive souvent, va faire de cet été-là un été inoubliable pour tous. A commencer par Ruth quand elle découvre sa mère au lit avec Eddie.



On retrouve Ruth en 1990. Elle est devenue écrivain et, contrairement à son père qui a dû abandonner tout espoir de faire autre chose que de la littérature enfantine, elle est un auteur de best-sellers pour adultes. Elle mène une vie plutôt tranquille, entre les hommes qui arrivent et s’en vont, et sa meilleure amie Hannah, aussi délurée que Ruth est réservée, et qu’elle connaît depuis l’université. De douloureux épisodes familiaux sont encore présents à sa mémoire, mais elle essaie de les mettre de côté pour se consacrer à l’écriture. Un voyage bénin pour faire la promotion d’un de ses romans en Europe va la mener à Amsterdam, où va germer l’idée du thème de son nouveau livre. Il implique qu’elle se renseigne sur le monde de la prostitution… Cela ne se passera pas sans dommage et Ruth en restera durablement marquée.



Dernier volet, en 1995. La vie de Ruth est bien différente à présent. Elle a retrouvé certaines personnes qui comptaient dans son enfance, et s’est posée sentimentalement. Mais des rebondissements bien imprévus l’attendent.



Je ne veux pas dévoiler trop de choses parce que sans les effets de surprise que constituent certaines péripéties du livre, Une veuve de papier paraît bien plat. La quatrième de couverture en dit déjà trop. La lecture est agréable, Ruth est un personnage au caractère bien trempé, on la suit dans sa vie d’écrivain, autant lorsqu’elle cherche et développe des idées que quand elle se prête à des lectures publiques ou des séances de dédicace. Il y a de beaux passages sur le rôle de l’imagination, bien souvent sous-estimée, dans la création littéraire. Mais à part ça ? Pas grand-chose, malheureusement. On dirait qu’Irving se prend pour Dickens et se laisse aller à des invraisemblances ou à des happy endings un peu faciles en se disant que ça passera. Eh bien pas vraiment. Certains moments sont très simplistes, et bien des personnages auraient mérité plus d’attention. Peut-être vaut-il mieux entrer chez Irving par la grande porte, celle du Monde selon Garp ou de L’épopée du buveur d’eau ? Je tenterai le coup, parce qu’Une veuve de papier ressemble à un devoir moyen rédigé par un bon élève capable de beaucoup mieux.


Une veuve de papier
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MessageSujet: Re: John Irving.   Mar 21 Aoû 2007 - 8:49

Voilà bien un auteur à côté duquel je suis passée. Le Monde Selon Garp m'a laissé relativement perplexe, je n'y ai pas trouvé le chef d'oeuvre dont j'entendais tellement parler ???
J'ai voulu perséverer tout de même, mais en vain : L'Hôtel New Hampshire m'est carrément tombé des mains au bout de qq chapîtres...
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MessageSujet: Re: John Irving.   Mar 21 Aoû 2007 - 20:55

Ah ben alors, même si Le monde selon Garp n'est pas bon, eh bien... euh... On l'a déjà acheté alors j'essaierai... Bon, en plus, le fait qu'Irving soit un sportif ne me plaît guère... Comment ça c'est hors-sujet ?
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MessageSujet: Re: John Irving.   Mer 22 Aoû 2007 - 1:57

Julie a écrit:
Bon, en plus, le fait qu'Irving soit un sportif ne me plaît guère...[/size]



pourquoi?
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