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Umberto Eco (Italie)

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Mathieu G.
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MessageSujet: Umberto Eco (Italie)   Jeu 13 Juil - 15:47

Je viens de l'achever ce matin... et je me permets en guise d'introduction de reproduire ce que j'avais déjà écrit à son sujet, alors que j'entrais dans le dernier tiers de ma lecture:

"Ce qui frappe en lisant ce livre, c’est bien entendu la somme invraisemblable de sujets abordés par l’auteur, qui semble exceller dans tout ceux-ci : ésotérisme, politique, religion, mythologie, mathématiques, physique, astronomie, philosophie, rien ne semble laissé au hasard. Ou plutôt si, car ce livre est anti-initiatique, il détruit plutôt que de créer. Tout le savoir que l’on peut alors lire, et qui se retrouve on ne peut plus érudit nous glisse également des yeux, s’éparpille mystérieusement sans même que l’on s’en aperçoive (aidé par une structure narrative des plus audacieuses, d’ailleurs)."

A cela j'ajoute que lire un roman tel que Le pendule de Foucault, c'est comme faire de la montagne russe avec une bouteille de Cachaça dans le nez; ça tourne, ça donne mal au coeur et explose la tête, mais on en redemande. Je pense que cela vient de la structure même de l'ouvrage, divisé en dix parties et cent-vingt chapitres, qui nous pousse à aller de l'avant à lire des signes là où il n'y en a aucun, là om il ne peut y en avoir aucun. Sur fond de secrets, on découvre qu'il n'y en a aucun. Et en-dessous la triste vérité: nous mêmes, tandis que nous nous exaltons progressivement quand "le Plan" se met en place, l'on découvre combien il est absurde, et Lia, la femme du narrateur de nous en faire la brillante description.
Lire ce classique (car c'en est à coup sûr) fait entrer lorsqu'on referme le tout dans un monde étrange, où tout glisse, où tout existe sans réellement exister, où tout n'est plus que contingence et non nécessité. C'est un monde sans sens, privé de sens.

Et cela me plaît.

Tout commence devant le pendule. Tout finit devant une colline, après un mystérieux évènement devant le pendule. Décrire un rien l'histoire, les personnages, de Belbo auquel je me serai parfaitement identifié jusqu'au moindre recoin de son rictus sombre à Casaubon le narrateur, en passant par Aglié le noble éternel ou Salon le taxidermiste aussi mort que ses créatures empaillées serait trop en dire, et vous rendrez fous. Ca serait vous appâter. Cela parle des templiers.

Poum, vous êtes fous.

Tant qu'à faire, jetez-y un coup d'oeil, quand bien même vous le connaîtriez déjà... et n'oubliez pas: la superstition porte malheur.
_________________
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