gemini Littérophage Notabéniste Avec Mention Spéciale.


   Age : 42 Inscrit le : 11 Juil 2007 Messages : 1521 Localisation : mouais Emploi : cosmonaute Loisirs : lecture
| Sujet: Andrea G. Pinketts (Italie) Lun 10 Déc - 19:36 | |
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Le sens de la formule c’est le plaisir des mots, de leur maniement, de leur sonorité. C’est décorer avec une phrase une chose simple de la vie. Lazare Santandrea, personnage de cette histoire, est un nom qui suggère déjà beaucoup à lui seul.
Par l’action d’une chute sur le cul ayant pour conséquence une immobilisation forcée, la conscience de ce jeune homme va s’éveiller. En plus, Lazare va avoir 30 ans. Alors son monde, visages croisés et bouches effleurées, va prendre une toute autre dimension. Une quête, un exutoire, une rédemption de sa personne, voilà après quoi il court.
Et nous, moi, lecteur, je vais découvrir Lazare, ses potes pittoresques, sa mère sa grand-mère ("Ma grand-mère : une créature qui ressemblait à une poésie écrite par un boxeur") et sa ville, les histoires qui les lient, pénétrer des vies par un prisme fantasque qui paraît forcé mais finalement... n’est ce pas pour mieux me retrouver derrière telle manie d’un personnage, cette blessure cachée d’un autre ou la lâcheté de celui-là ?
C’est une véritable fresque, dressée avec un pinceau qui s’agite dans tous les sens, passant d’une situation à une autre en faisant escale par une anecdote qui amène un autre propos. Attention, ce n’est pas le bordel mais une narration dont la linéarité a été intelligemment déconstruite. Chaque parcelle de temps se révèle être une petite poupée Russe évoquant une multitude de sujets, en quelques lignes comme en quelques mots. Il y a cette scène unique, pudique et forte où il évoque la photo qui pèse lourd dans la poche de sa veste, ou encore cette fusillade qui déclenche une discussion sur la fuite du temps, le désespoir et l'ennui des gens enfermés dans leur cité lorsque tous les objets volent par la fenêtre au Nouvel An.
Tout à la pensée que l’auteur nous promène dans cette fabuleuse galerie, on en oublie qu’on est en train de lire un polar, lorsque le fil de l’histoire nous rattrape avec toute l’évidence de notre inattention.
Un sans faute pour moi que ce livre, tant sur le fond que sur la forme.
Quant à l'auteur, ça a l'air d'être un roman à lui tout seul !
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Carla Littérophage Notabéniste Avec Mention Spéciale.


   Age : 45 Inscrit le : 16 Aoû 2007 Messages : 3408 Localisation : Aquitaine Emploi : rien de passionnant Loisirs : lecture, ciné
| Sujet: Re: Andrea G. Pinketts (Italie) Lun 10 Déc - 21:26 | |
| Ils ont de sacrés bouquins, n'est-ce pas, chez Rivages Noirs ? En plus, on les trouve assez facilement d'occas'. Encore un qu'il faudrait que je rajoute dans ma LAL... _________________ Avoir un Corps m'est effroi - Avoir une Âme m'est effroi Profonde - précaire Propriété - Possession, non choisie Emily Dickinson |
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gemini Littérophage Notabéniste Avec Mention Spéciale.


   Age : 42 Inscrit le : 11 Juil 2007 Messages : 1521 Localisation : mouais Emploi : cosmonaute Loisirs : lecture
| Sujet: Re: Andrea G. Pinketts (Italie) Mar 11 Déc - 0:10 | |
| C'est une superbe collection, avec un beau boulot. A Nantes, on ne les trouve pas tant que ça d'occase, alors je ne résiste pas, j'achète. |
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