Masques de Venise
Mécréante Suprême




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Sujet: L'Assassinat de Jean-Paul Marat (1793) Ven 5 Déc - 19:00 |
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Le 13 juillet 1793, Jean-Paul Marat était assassiné dans son baignoire, à son domicile parisien. La meurtrière est une jeune femme issue de la noblesse de Caen, descendant en droite ligne de Pierre Corneille, nommée Marie-Anne Chalotte de Corday d'Armont. Elle n'a pas encore vingt-cinq ans.
Pourquoi dans sa baignoire ? diront les (très) faibles en Histoire. Eh ! bien parce que Marat, bien que médecin, devait subir les atteintes d'un mal herpétique que seul le contact de l'eau parvenait à soulager. La maladie se présentait sous la forme d'un eczéma particulièrement sévère. Pour certains, le mal aurait été la conséquence d'un diabète non diagnostiqué.
Or, depuis le 3 juin, Marat ne se rendait plus à la Convention tant les brûlures et démangeaisons provoquées par la maladie lui étaient insupportables. Contrairement à ce qu'il se passait d'habitude, son état s'aggrava aux environs du 20 du même mois et le contraignit à passer pratiquement toute sa journée dans sa baignoire.
Cela ne va pas arrêter Charlotte Corday - l'Histoire a fait sauter sa particule - qui arrive à Paris le 11 juillet avec l'intention de mettre un terme à la vie de Marat, qu'elle considère, avec les Girondins, comme un massacreur.
Le 13 juillet, la jeune fille se présente une première fois au domicile de Marat. La compagne de celui-ci refuse de la laisser entrer. Charlotte revient à la charge et fait passer à Marat une lettre où elle mentionne la possibilité d'un complot visant la Révolution. Ce qui fait que, à la troisième tentative, Marat donne l'ordre de l'introduire auprès de lui.
Le plus étrange, c'est que Marat et sa meurtrière vont discuter pendant à peu près un quart d'heure. Ce qu'ils se sont dit, nul ne l'a su. Mais à la fin de l'entretien, Charlotte brandit un couteau et frappe Marat à la poitrine, touchant le poumon droit, l'aorte et le coeur.
C'en est fini de "l'Ami du Peuple." Les Hébertistes le présenteront comme un martyr de la Liberté mais au sein de la Convention, personne n'est dupe - les robespierristes moins que personne ...
_________________ Ecrasons les Infâmes ! - D'après (et avec la bénédiction posthume de) Voltaire
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