Masques de Venise
Mécréante Suprême




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Sujet: Paul Di Filippo Jeu 29 Oct - 18:58 |
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29 octobre 1954, Providence - Rhode Island (USA) : naissance de Paul Di Filippo, nouvelliste & romancier.
A dix-sept ans, Paul Di Filippo abandonne ses études et s'embarque pour Hawaï, sa machine à écrire sous le bras, dans l'espoir d'y devenir écrivain à plein temps. Mais les réalités de la vie le ramènent assez vite à une saine lucidité et il revient dans la ville de Lovecraft pour s'y inscrire à l'Université tout en payant ses études avec de petits jobs.
Puis il se reconvertit dans la programmation informatique où il se spécialise dans le langage COBOL. En parallèle, il se force à rédiger mille mots par jour, suivant en cela le conseil jadis donné par Ray Bradbury.
En 1982 et trois-cents mille mots plus tard, ses deux premiers textes sont achetés par "The Magazine of Fantasy and SF" et "Twilight zone magazine."
Au début, Di Filippo oeuvre dans le cyberpunk, initié par Bruce Sterling et William Gibson. Mais bientôt, il crée le "ribofunk", selon lui "fiction spéculative illustrant la prochaine révolution scientifique - la cybernétique étant morte à la naissance du cyberpunk - à savoir la révolution de la biologie cellulaire."
Au contraire du cyberpunk, froid et nihiliste, le ribofunk se veut chaleureux, charnel et optimiste. Dans l'oeuvre de l'auteur américain, cela se mêle parfois au courant steampunk (qui donne une lecture déjantée du XIXème siècle), rehaussé par de fréquents recours à l'uchronie.
De son propre aveu, Paul Di Filippo, lecteur boulimique, a été influencé par Thomas Pynchon, Faulkner et Nabokov. Dans les auteurs spécialisés SF, il vénère Samuel Delany, John Crowley, Brian Aldiss, le grand Philip José Farmer (auquel il rend hommage dans son roman "Langues étrangères") et quelques autres.
A ce jour, il a publié plus d'une centaine de nouvelles, cinq romans en son nom propre, deux romans en collaboration avec Michael Bishop sous le pseudonyme commun de Philip Lawson et pas mal de textes critiques.
On ne saurait trop recommander aux amateurs "Langues Etrangères", dont l'héroïne, initialement chercheuse en biotechnologie, se transforme en une perverse polymorphe qui part assouvir ses fantasmes au Brésil en 2015. Si l'ouvrage, nous l'avons dit, se veut un hommage à Philip-José Farmer, on y ressent également l'influence de Georges Bataille.
Du même auteur, un recueil de nouvelles strictement steampunk, d'ailleurs intitulé "La Trilogie Steampunk", où s'entrecroisent la reine Victoria et une Emily Dickinson qui tombe amoureuse de Walt Whitman et rencontre Allen Ginsberg.
A noter que, en dépit de son talent bien réel, Paul Di Filippo ne jouit pas chez nous d'une reconnaissance qu'il mérite pourtant haut la main. Amateurs de SF, vous savez donc ce qu'il vous reste à faire.
_________________ Ecrasons les Infâmes ! - D'après (et avec la bénédiction posthume de) Voltaire
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Dernière édition par Masques de Venise le Jeu 29 Oct - 19:40, édité 1 fois
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