Masques de Venise
Mécréante Suprême




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Sujet: Maria Edgeworth Mer 31 Déc - 18:45 |
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1er janvier 1767, Black Bourton, Oxfordshire (Royaume-Uni) : naissance de Maria Edgeworth, romancière.
Son père, Richard Lovell Edgeworth, était Irlandais et faisait montre d'une excentricité surprenante. A défaut de léguer celle-ci à sa fille, il lui fit don d'une intelligence particulièrement aiguë et l'encouragea très tôt non seulement à apprendre mais aussi à écrire. La mère de Maria mourut lorsque l'enfant avait six ans.)
En 1800, paraît le premier ouvrage en solo de la jeune fille (elle a déjà aidé son père à en rédiger un certain nombre), un essai sur les taureaux irlandais qui enchaîne plusieurs tableaux de moeurs sur la vie rurale irlandaise. Un an plus tard, elle offre son premier roman, "Castle Rackrent", sur les landlords anglo-irlandais, ainsi qu'un recueil de contes populaires ("Popular Tales") dont le bon sens et le style très naturel la font remarquer. A partir de là, elle ne cessera plus d'écrire.
Et elle fut prolixe, qu'on en juge : "Leonora" en 1806, sur l'infidélité dans le mariage, trois volumes de scènes de la vie élégante à Londres en 1809, "Vivian", "Emilie de Coulanges" et "L'Absent" en 1812 - ce dernier évoque l'Irlande - "Harrington" qui s'élève contre les préjugés anti-sémites, "Patronage", en quatre volumes et en 1824, peinture ironique et mordante de la vie de la bonne société, et bien d'autres encore.
On ne saurait oublier ses très nombreux essais dont une partie fut écrite avec son père, comme, par exemple, "L'Aide des Parents" en 1795.
Elle écrivait toujours dans un but utile mais cela ne l'empêcha jamais de faire preuve d'une grande imagination et d'un véritable talent narratif. C'est son roman "Ormoud", qui traite de l'Irlande et de ses traditions, qui donna, semble-t-il, à Walter Scott, l'idée de dépeindre à son tour les coutumes écossaises. Le romancier écossais fut d'ailleurs l'un des plus fidèles correspondants de Maria Edgeworth.
Beaucoup de ses contemporains littéraires la tenaient en grande estime : on citera Jane Austen mais aussi, moins évident, William M. Thackeray.
Maria Edgeworth devait s'éteindre le 22 mai 1849, dans sa ville natale.
On notera qu'elle a été très souvent traduite en français mais que, sur Amazon par exemple, on ne peut trouver ses ouvrages que dans leur texte original. Une lacune à combler ?
_________________ Ecrasons les Infâmes ! - D'après (et avec la bénédiction posthume de) Voltaire
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Dernière édition par Masques de Venise le Ven 2 Jan - 15:49, édité 2 fois
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