Masques de Venise
Mécréante Suprême




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Sujet: Jacques Amyot Jeu 30 Oct - 11:27 |
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30 octobre 1513, Melun (Seine-et-Marne) : naissance de Jacques Amyot, écrivain & traducteur.
Bien que né dans un milieu modeste, il ne désespéra pas de faire des études et, pour se faire, choisit l'Université de Paris où, afin de pouvoir subvenir à ses besoins, il n'hésita pas à se mettre au service d'étudiants fortunés.
Sa passion et son labeur furent récompensés une première fois en 1532, quand il reçut le grade de maître ès Arts et, quelques années plus tard, lorsqu'il devint docteur en Droit de l'Université de Bourges.
Choisi comme précepteur par un secrétaire d'Etat, il fut présenté à Marguerite de Valois, soeur de François Ier, qui le prit sous son aile. Ce fut grâce à cette princesse qu'il devint professeur de grec et de latin. Mieux encore, sa traduction du "Théagène et Chariclée" d'Héliodore, en 1547, allait être officiellement récompensée par le souverain par le bénéfice de l'abbaye de Bellozane.
Délivré des soucis pécuniaires, Amyot prit alors la direction de l'Italie pour y réaliser son rêve : traduire Plutarque. Au Vatican, où les textes originaux étaient conservés, il entreprit sans attendre la traduction des "Vies parallèles des Hommes illustres".
A son retour en France, il fut nommé précepteur des enfants d'Henri II. Charles IX l'éleva par la suite à la dignité de Grand Aumonier et son successeur, Henri III, le fit Commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit.
Nommé enfin évêque d'Auxerre par le pape Pier Ier, il se retira dans son évêché où il se consacra exclusivement à ses traductions et à la réfection de la cathédrale. Il mourut le 6 février 1593, après avoir légué 1 200 couronnes à l'Hôpital d'Orléans, en souvenir du temps, déclara-t-il, où lui-même allait "pauvre et nu" sur la route de Paris.
Amyot a été un grand traducteur, avec tout ce que cela comporte de fidélité au texte original mais aussi cette part d'intuition géniale qui permet à la langue choisie pour recevoir la traduction de conserver sa propre personnalité dans le respect de la langue traduite. Outre Diodore de Sicile, il a traduit "Les Amours pastorales de Daphnis & Chloé", de Longus mais, bien évidemment, c'est à l'oeuvre de Plutarque qu'il a consacré l'essentiel de ses efforts.
La version qu'il a donné notamment des "Oeuvres morales" du Maître se lit aujourd'hui encore comme un original. Quant à sa traduction vigoureuse des "Vies Parallèles des Hommes Illustres", elle fut à son tour traduite par North et servit de source principale aux tragédies romaines de Shakespeare.
Laissons le mot de la fin à Montaigne qui a écrit : "Je donne, avec raison, ce me semble, la palme à Jacques Amyot sur tous nos écrivains français."
_________________ Ecrasons les Infâmes ! - D'après (et avec la bénédiction posthume de) Voltaire
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Dernière édition par Masques de Venise le Jeu 30 Oct - 11:43, édité 1 fois
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