Masques de Venise
Mécréante Suprême




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Sujet: Hans Christian Andersen Ven 3 Avr - 21:53 |
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2 avril 1805, Odense (Danemark) : naissance de Hans Christian Andersen, poète, romancier & conteur.
Fils d'un cordonnier qui avait épousé une femme de quelques années son aînée, le petit Hans Christian devait faire montre très jeune d'une imagination extraordinaire. En 1816, à la mort de son père, il se retrouva pratiquement livré à lui-même et cessa d'aller à l'école. Il occupait ses nouveaux loisirs à monter des spectacles de marionnettes qu'il construisait et habillait lui-même.
Il lisait aussi beaucoup, spécialement les oeuvres du premier grand écrivain nordique des temps modernes, Ludvig Holberg. Il semble avoir également cultivé un faible pour Shakespeare.
Comme plan de carrière, il se voyait très bien chanter l'opéra. Dans ce but, il monta à Copenhague à l'automne 1819 et, avec une parfaite naïveté et un aplomb sans pareil, se présenta tel quel dans les théâtres les plus réputés. Rejeté, pris pour un fou, réduit à la misère, il dut sa survie d'abord à l'amitié de quelques musiciens, puis à celle du poète Frederik Hoegh Guldberg. Sa voix étant insuffisante, il finit par devenir apprenti danseur au Théâtre royal, grâce sans doute à l'appui de Guldberg.
Ce fut bientôt le roi Frédéric VI qui s'intéressa à cet étonnant garçon lunaire. Il l'expédia même à l'école de grammaire de Slagelse où Andersen apprit - assez péniblement - tout ce qu'il avait préféré oublier durant sa jeunesse. C'était pourtant un étudiant médiocre et horriblement indiscipliné qui, longtemps après avoir quitté Slagelse, puis Elseneur, autre école où il demeura jusqu'en 1827, continuait à évoquer ces années-là comme les plus sombres de son existence.
En 1829, Andersen publie "Un voyage à pied depuis le canal Holmen jusqu'au pont d'Amager", roman fantastique qui obtient un étonnant succès. Dans la foulée, il sort un recueil de farces et poèmes et, en 1833, subventionné par Frédéric, entame un tour d'Europe qui durera deux ans.
A son retour, il publie "L'Improvisateur" puis ses premiers "Contes". Curieusement, la valeur de ces derniers ne fut pas immédiatement reconnue : on leur préféra un autre roman, "O.T.", en 1836, ainsi qu'un volume de sketches intitulé "En Suède", en 1837.
Andersen fit aussi quelques incursions au théâtre et on retiendra de ses pièces le charmant "Album sans Images" qui date de 1840.
Peu à peu, ses "Contes" croissaient en renommée. Signalons d'ailleurs que jamais ils ne furent considérés comme des contes pour enfants. A l'origine, leur public était bien un public d'adultes. Andersen devait en écrire jusqu'en 1872. Au printemps suivant, l'écrivain fit une mauvaise chute et il mourut près de Copenhague, dans sa maison de Rolighed, le 4 août 1875.
Plus que toute autre de ses oeuvres - il écrivit aussi des récits de voyages et pas mal de nouvelles - ses "Contes" ont apporté à Andersen, et cela même de son vivant, une célébrité européenne. Mieux encore : on les lit toujours avec grand plaisir. Beaucoup d'entre eux peuvent d'ailleurs être vus comme des contes philosophiques ("Les Habits Neufs de l'Empereur" par exemple ou encore le très cruel "La Petite Fille aux Allumettes.")
Autant par le naturel de leur style - un style qui a très peu vieilli, soulignons-le - que par l'univers qui s'y développe, les "Contes" d'Andersen constituent une oeuvre absolument originale qui renouvelle le genre. Ils présentent quelque chose d'indiscutablement moderne, impression qui ne vient pas seulement de l'apparition, dans leurs pages, des nouvelles technologies ayant pris leur essor sous les yeux de leur créateur (telle l'électricité). Par delà les années écoulées, les personnages et les objets qu'on voit s'y animer s'entêtent à présenter de curieuses ressemblances avec un lecteur fasciné à qui l'on recommandera cependant de déguster ces "Contes" par petites doses, certains d'entre eux ayant une tendance fâcheuse à laisser derrière eux une sensation d'amertume et de tristesse singulièrement poignante - preuve, s'il le fallait, du génie de leur créateur.
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Morgane la fée
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Sujet: Re: Hans Christian Andersen Ven 3 Avr - 22:16 |
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Incontestablement un de mes auteurs favoris. La diversité de son oeuvre me laisse pantoise. Mon conte préféré reste La Reine des Neiges. A noter aussi un conte fantastique comme L'Ombre qui est moins connu mais qui est presque térrifiant. Je vous le recommande.
| Citation: | | certains d'entre eux ayant une tendance fâcheuse à laisser derrière eux une sensation d'amertume et de tristesse singulièrement poignante - preuve, s'il le fallait, du génie de leur créateur |
Oh oui. Des contes comme La Petite Fille aux Allumettes et Le Sapin sont d'une tristesse qui colle à la peau pour le restant de ses jours.
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-De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène, Qu'importe, si tu rends, – fée aux yeux de velours, Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! – L'univers moins hideux et les instants moins lourds ? Baudelaire
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