Masques de Venise
Mécréante Suprême




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Localisation: Sous vos yeux mais vous ne me voyez pas ...
Loisirs: Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription: 06/05/2005
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Sujet: Au Coeur de la Cité Interdite - Reginald F. Johnston Lun 31 Aoû - 14:57 |
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Twilight in the Forbidden City Traduction : Christian Thymonier
Ces "Mémoires" débordent d'annotations et de détails vraiment passionnants. Tel ce passage :
| Citation: | | [...] ... Pendant les treize premières années de la nouvelle république de Chine, du printemps 1912 à l'hiver 1924, cohabitèrent au coeur de la capitale un Président et un empereur. Si l'empereur pouvait ainsi garder son titre impérial intact, c'était parce que, dans la terminologie chinoise, ce titre n'était pas et n'avait jamais été celui d'"empereur de Chine." C'était un titre dynastique et non territorial. Chaque dynastie adoptait un titre particulier qui ne se transmettait pas à la dynastie suivante. En 1911, la dynastie Ta Ch'ing, venue de Mandchourie, régnait sur la Chine depuis 1644. Chacun des dix empereurs de cette dynastie fut Ta Ch'ing Ta Huang Ti (= empereur de la grande dynastie des Ch'ing), et c'est ce titre, et non celui d'"empereur de Chine" que le dernier de la lignée fut autorisé à porter par un accord formel de la république chinoise. ... [...] |
_________________ Ecrasons les Infâmes ! - D'après (et avec la bénédiction posthume de) Voltaire
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Sujet: Re: Au Coeur de la Cité Interdite - Reginald F. Johnston Lun 31 Aoû - 18:08 |
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Lorsqu'il remarque la myopie de son élève, Johnston se tourne vers la famille et l'entourage impériaux :
| Citation: | | [...] ... Je transmis cette importante observation au père [de l'empereur], aux fonctionnaires de la Maison et aux précepteurs chinois : je fus frappé par le peu de cas qu'ils en firent. Quand Tuan K'ang, la plus influente des trois épouses douairières survivantes [il s'agit des concubines de l'empereur Kuang Hsü, prédécesseur de P'u Yi, assassiné sur ordre de la Grande Impératrice Douairière Tzü Hsi] apprit que le précepteur anglais demandait l'autorisation d'envoyer chercher un oculiste étranger, elle s'écria qu'une telle requête ne pouvait être approuvée, car aucun médecin étranger ne saurait se voir confier une chose aussi précieuse que les yeux de l'empereur. Lorsque je revins à la charge, sous une forme plus pressante, elle déclara qu'un médecin étranger pourrait avoir la présomption de prescrire des lunettes et que "le port de lunettes par un empereur était un fait sans précédent." A quoi je répondis : "Je n'ai pas d'informations sur les habitudes des empereurs d'autrefois, mais celui-ci portera des lunettes." Tuan K'ang campa sur ses positions, mais le prince Ch'un [le père de l'empereur] et le département de la Maison acceptèrent enfin, de très mauvaise grâce, après que j'eus annoncé que si, à la fin de l'année (1921), je n'avais toujours pas l'autorisation d'envoyer chercher le meilleur ophtalmologiste de Pékin, je démissionnais. A cette époque, le département de la Maison, qui me regardait déjà comme un fléau, aurait été heureux de me voir partir. Par malheur pour lui, l'empereur en personne mit fin à la dispute en déclarant que le problème de ses yeux devait m'être confié et que ma démission était hors de question. ... [...] |
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