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Sujet: Sango Malo, film camerounais - Bassek Bah Kobhio Mer 16 Nov - 21:14 |
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Sango Malo par Bassek Ba Kobhio film camerounais de 1991
En pleine forêt équatoriale, le village de Lebamzip s’apprête à vivre une rentrée des classes ordinaire. Mais l’arrivée d’un nouveau maître d’école, Bernard Malo Malo, va vite provoquer bien des remous.
Jeune homme libertaire fraîchement sorti de l’Ecole Normale des Instituteurs de Yaoundé, Malo Malo conçoit l’enseignement comme une ouverture sur le monde.
Avec ses élèves, il passe autant de temps en classe que dans les champs et aborde tous les sujets, la politique comme la sexualité. Ces méthodes, qui ne plaisent guère au directeur de l’école, rendront inévitable l’affrontement entre les deux hommes.
| Citation: | | « Mon rêve de collégien, c’était de devenir écrivain, et je l’ai réalisé : Sango Malo, le maître du canton a d’abord été un roman. Mais, très tôt, j’ai compris qu’en Afrique un écrivain ne peut communiquer qu’avec un public extrêmement limité (…). Le cinéma a l’avantage de parler au plus grand nombre(…). Il suffit d’assister dans une de nos salles à la projection d’un film africain. Les hommes, les femmes, les enfants crient, pleurent, chantent, rient en fonction de l’action qu’ils commentent abondamment. Ils participent au spectacle avec toute leur sensibilité et le vivent profondément. Au moment où, chez vous, les urgences sont si nombreuses, j’ai voulu profiter de cette extraordinaire réceptivité au cinéma pour aborder avec ce public actif les thèmes qui me préoccupent et me concerneront. » |
Bassek Ba Kobhio entretien avec Thérèse-Marie Deffontaines
Le scénario vient d'un roman du réalisateur publié chez l'Harmattan. Il décrit la structure sociale camerounaise avec ses cadres administratifs et ses chefs traditionnels. La gangrène des pays africains, selon les Camerounais qui présentaient le film, c'est la corruption à tous les niveaux. Et encore, ajoutent-ils, ce film ne montre pas la confiscation du pouvoir par les différentes ethnies...
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