Julie Grande Prêtresse du Livre


   Age : 27 Inscrit le : 31 Mar 2006 Messages : 2730 Localisation : Paris, hélas Emploi : Libraire Loisirs : Lecture, cinéma, musique et découvertes en général
 | Sujet: Conversation(s) avec une femme - Hans Canosa Jeu 13 Juil - 13:23 | |
| Une femme (Helena Bonham-Carter) en tenue de demoiselle d'honneur s'ennuie à un mariage. Un homme (Aaron Eckhart) s'approche d'elle et lui offre une coupe de champagne. La discussion s'engage. Le film, construit en "split screen" (l'écran est divisé en deux parties qui permettent de ne pas perdre une miette à la fois de la conversation des personnages et des réactions qui s'affichent sur leur visage), permet de ne pas sombrer dans l'ennui en suivant une histoire où il ne se passe pas grand-chose, et qui est en fait une longue conversation sur la vie sentimentale des deux protagonistes. Elle est mariée avec un cardiologue plus âgé qu'elle et qui vit à Londres, où elle s'était réfugiée après une rupture douloureuse dans son New York natal, où se déroule le mariage, lui vit une aventure légère mais pas complètement satisfaisante avec une jeune comédienne après avoir vécu une grande histoire d'amour. Eh oui, l'amour ça rend parfois un peu ...
Ils finissent par monter dans sa chambre à lui pour continuer leur conversation une fois la soirée terminée, et le passé refait surface... Dans une des parties du split screen, leurs amours de jeunesse s'installent, et les secrets se révélent...
Le principe du film est risqué mais intéressant, et j'avoue que, mauvais public en général pour les expérimentations formelles, je me suis laissée séduire par celle-ci. Helena Bonham-Carter dégage un charme qui n'a rien du glamour hollywoodien, c'est une femme normale avec ses mignonnes imperfections corporelles (mais si, c'est mignon, les imperfections corporelles !), et Aaron Eckhart est très séduisant lui aussi. Le sentiment de s'immiscer dans leur conversation sans y participer assouvit nos fantasmes d'être de petites souris qui voient sans être vues, mais cela n'empêche pas le film d'être peut-être un peu trop bavard et verbeux. C'était tout de même un défi difficile à relever, et le film est plein d'émotion et de remarques justes. _________________ Ecrire de la fiction, c'est comme se souvenir de quelque chose qui ne s'est jamais passé. (Siri Hustvedt)
Work is the curse of the drinking classes. (Oscar Wilde) |
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