Nota Bene
Forum Littéraire Résolument Atypique Tapissé de Mots, de Livres, de Littérature ... Exclusivement Réservé Aux Lecteurs Gourmets & Passionnés mais Non-enclins à la Mièvrerie
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

David Calvo – Délius, une chanson d’été

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Séraphine
Grande & Sulfureuse Prêtresse de Nota Bene
Grande & Sulfureuse Prêtresse de Nota Bene


Sexe:FémininTaureauChien
Age : 38
Inscrit le : 02 Avr 2006
Messages : 3306
Localisation : Autres dimensions...
Emploi : Ecolière...
Loisirs : Le rêve...

MessageSujet: David Calvo – Délius, une chanson d’été   Dim 23 Sep - 20:32

Du fantastique… féerique !

Nous sommes à la fin du 19è siècle.

Des meurtres sont commis dans des conditions aussi atroces qu’extravagantes. Car le tueur mutile ses victimes et remplit leur corps de fleurs.
Les cadavres sont pourtant trouvés souriant, comme en état d’extase.

Cette trame atypique est le prétexte à un ballet, que dis-je, à une symphonie de personnages aussi fantasques que variés.

Un éminent botaniste est appelé à la rescousse par la police pour découvrir le sens caché de ces dépôts de fleurs incongrus. Il se ballade avec son assistant Anglais, amoureux des fées.

Ils forment un duo d’aventuriers épris de merveilleux, prompts à errer entre deux dimensions (états de conscience ?), à mi-chemin entre l’onirisme et la réalité.

On croise Conan Doyle et le mythe des photographies de Cottingley : « Les fées sont des rêves. (…) Le fait est là : le rêve vit. Les fées se sont réfugiées dans leur nature même, le rêve, comme dans un cocon. C’est leur moyen de vie, leur unique ressource. »

Un Conan Doyle vivant, enthousiaste, mondain et plein d’humour.

Les personnages évoluent aux frontières de leurs mondes intérieurs, de leurs fantasmes et de leurs aspirations.

Ce livre casse la réalité. Et la reconstruit comme un puzzle, en y échangeant quelque pièces.
Il déconcerte le lecteur et le kidnappe vers un « ailleurs » où la raison n’a plus sa place.

On laisse tomber les conventions pour succomber à l’extraordinaire poésie des situations riches en couleurs, en sensations et en mélodies. L’auteur chante son histoire…

-« Que savez-vous des étoiles, Fenby ?
- Des étoiles ? Pas grand-chose. Ce sont des rêves, non ?
- Oui, les rêves des planètes. Quand une étoile s’éteint, une planète se réveille. »



Le tout est enrobé d’anecdotes et de détails loufoques.

Spontanément, je pense à « Alice au pays des merveilles ».

C’est un chef d’oeuvre de virtuosité, d’inventivité et de sensibilité.

Laissez tomber le masque et envolez-vous
_________________
"Connais-toi toi-même."
Revenir en haut Aller en bas

David Calvo – Délius, une chanson d’été

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nota Bene :: Le Coin des Ombres. :: Exclusivement S-F & Fantasy.-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet