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David Calvo – Délius, une chanson d’été

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Séraphine
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MessageSujet: David Calvo – Délius, une chanson d’été   Dim 23 Sep - 19:32

Du fantastique… féerique !

Nous sommes à la fin du 19è siècle.

Des meurtres sont commis dans des conditions aussi atroces qu’extravagantes. Car le tueur mutile ses victimes et remplit leur corps de fleurs.
Les cadavres sont pourtant trouvés souriant, comme en état d’extase.

Cette trame atypique est le prétexte à un ballet, que dis-je, à une symphonie de personnages aussi fantasques que variés.

Un éminent botaniste est appelé à la rescousse par la police pour découvrir le sens caché de ces dépôts de fleurs incongrus. Il se ballade avec son assistant Anglais, amoureux des fées.

Ils forment un duo d’aventuriers épris de merveilleux, prompts à errer entre deux dimensions (états de conscience ?), à mi-chemin entre l’onirisme et la réalité.

On croise Conan Doyle et le mythe des photographies de Cottingley : « Les fées sont des rêves. (…) Le fait est là : le rêve vit. Les fées se sont réfugiées dans leur nature même, le rêve, comme dans un cocon. C’est leur moyen de vie, leur unique ressource. »

Un Conan Doyle vivant, enthousiaste, mondain et plein d’humour.

Les personnages évoluent aux frontières de leurs mondes intérieurs, de leurs fantasmes et de leurs aspirations.

Ce livre casse la réalité. Et la reconstruit comme un puzzle, en y échangeant quelque pièces.
Il déconcerte le lecteur et le kidnappe vers un « ailleurs » où la raison n’a plus sa place.

On laisse tomber les conventions pour succomber à l’extraordinaire poésie des situations riches en couleurs, en sensations et en mélodies. L’auteur chante son histoire…

-« Que savez-vous des étoiles, Fenby ?
- Des étoiles ? Pas grand-chose. Ce sont des rêves, non ?
- Oui, les rêves des planètes. Quand une étoile s’éteint, une planète se réveille. »



Le tout est enrobé d’anecdotes et de détails loufoques.

Spontanément, je pense à « Alice au pays des merveilles ».

C’est un chef d’oeuvre de virtuosité, d’inventivité et de sensibilité.

Laissez tomber le masque et envolez-vous
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